Elections européennes : la démocratie en faillite ?
Que l’UMP et ses complices se félicitent de leur victoire, quoi de plus normal, puis qu’ils ont échappé à un vote sanction !
Que le PS tire une tronche longue comme toute son histoire, quoi de plus normal, à partir du moment où leurs querelles intestines étalées au grand jour les ont montrés aux Français plus sensibles à leur petits egos qu’aux problèmes des Français …
Que les Verts se réjouissent de leur succès, quoi de plus normal puisque les thèses écologiques semblent prendre de plus en plus dans nos sociétés …
Mais et l’abstention dans tout cela ?
Comment peut-on se réjouir même d’un 28% quand, rapporté au total des électeurs, cela ne fait plus qu’un petit 12% des électeurs lorsqu’on tient compte des 60% d’abstentions.
Abstentions dont j’ai fait partie, pour la seconde fois de toute ma carrière (déjà très longue) de citoyen.
Et ce n’est pas un hasard : car comment peut-on un instant faire confiance à des députés européens dont on sait pertinemment qu’ils n’ont aucun pouvoir ! Les a-t-on vus prendre une seule décision dans l’intérêt des peuples composant l’Europe qui soit appliquée ? Comment peut-on se satisfaire de l’état lamentable dans lequel se trouve l’Europe Sociale (et la crise ne devrait pas être l’excuse souveraine !) et voir que nos chers (dans tous les sens du mot) députés européens restent impuissants face à cette réalité bien souvent dramatique ?
Alors me dira-ton, c’est justement pour que cela change qu’il fallait voter ! Quelle magnifique naïveté, ou utopie ou tout simplement hypocrisie ! Comme s’ils détenaient une parcelle de pouvoir ces dits députés ! Puisque de toute façon quoi qu’ils disent ou proposent, ce sont toujours les commissaires européens et le premier d’entre eux qui détiennent en réalité le pouvoir … et comme ces commissaires sont nommés par les chefs d’Etat …
CQFD, et la boucle est bouclée !
Nous avons nagé dans la plus grande des impostures, et il ne faut pas s’étonner qu’il y ait eu tant et tant d’abstentions.
Dont je suis loin de me réjouir, car elles montrent à quel point la démocratie quand elle ne devient qu’un acte formel au détriment de ceux qui subissent les plus grandes injustices, n’est elle-aussi qu’une autre très grande injustice.
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