Gabriel Trujillo Munoz : Tijuana City Blues
Miguel Angel Morgado, avocat spécialisé dans la défense des Droits de l’Homme, accepte de recherche le père d’un ébéniste qui a fait des travaux chez lui. Cette enquête va l’amener sur la piste d’un écrivain Burroughs et du monde des drogués avec un épisode tragique en décembre 1951. Bien évidemment notre avocat réussira dans sa mission.
Ce petit roman, à la teneur et à l’inspiration fortement policières, se lit très facilement, l’auteur sachant aussi bien raconter qu’écrire (en tout cas si on en croit la traduction française).
Mais à dire vrai, on reste quand même sur notre faim.
D’abord parce que du Mexique nous n’avons qu’une infime facette, et pas la plus reluisante, celle d’un milieu trouble, si proche de ceux qu’on peut rencontrer dans tous les pays occidentaux (de la mafia sicilienne, au clan des drogués étatsuniens, ou parisiens voir hollandais … bref, rien de vraiment original).
Ensuite parce que l’auteur imagine (à moins que cette histoire ne se soit réellement passée) des moyens ou des situations rencontrés mille fois ailleurs : le coup de la poupée remplie de drogue fait trop penser à celle bourrée de dollars de Lucky Lucke ou encore le pianiste de bistrot jouant du jazz on le retrouve dans tant et tant de polards ou même de BD (encore Lucky Lucke !!!) ; quant au dénouement final, c’est d’un conventionnel (mais non je ne vous le raconterai pas !) ! Du coup tout ce qui pourrait susciter notre curiosité, stimuler notre intérêt pour le récit, tombe à plat : et ne serait le style alerte, on tomberait dans le plus sombre ennui.
Ceci dit, si vous n’avez jamais lu de polards ni de BD, et/ou si vous voulez seulement vous régaler d’un roman bien construit et très bien écrit, sans la moindre longueur, alors vous pouvez vous faire ce petit plaisir, celui de lire ce roman.
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