Quelle idée m’a pris l’autre jour de regarder la télévision alors que sur notre chère côte nord de la Bretagne, tout m’incitait à abandonner toute vile et mesquine préoccupation politique !
La Valérie Pécresse, interviewée !
Tout en rond de jambes pour ce Nicolas Sarkozy dont elle espère qu’on reconnaîtra les « immenses » qualités (celle de corrompu et d’assoiffé de pouvoir ?), elle a commencé par cette déclaration, la France doit réduire ses déficits et le gouvernement le fera ! Bien, et les journalistes d’applaudir, mais aucun d’entre eux n’a eu le courage de lui rétorquer, qu’après un second mandat de Jacques Chirac la France avait en 2007, quelques 900 milliards de dette et qu’après 4 ans de Sarkozy, la dette s’élevait à … 1.600 milliards ! La question aurait sans nul doute était très embarrassante pour la ministre du budget car il aurait bien fallu qu’elle dise où était passé cet argent ; sachant que ce n’était pas en dépenses « administratives », puisque il y a eu de réelles suppressions de postes de fonctionnaires (rien que pour l’enseignement quelque 60.000 postes) et que cela a contribué par contre à faire des économies de l’ordre de 700 millions d’euros … alors, il aurait bien fallu qu’elle reconnaisse que cet argent avait servi à aider les petits copains : on aurait par exemple repris les fameuses exonérations d’HS décrétées par Sarkozy, ou encore le bouclier fiscal, ou encore la réduction de la TVA pour la restauration, etc… etc…
Mais tout cela est tabou et ne doit pas être dit, alors comment cela s’appelle : en termes religieux, mensonge par omission, et en termes politiques, déni de la réalité !
Et tout de suite après, dans la même interview, l’incohérence de la même ministre m’a complètement stupéfait. Dans un premier temps, face à la crise, elle déclare que le gouvernement est prêt à aider à la recapitalisation des banques si besoin est ; mais on évite soigneusement de faire le bilan de la première aide accordée aux banques en 2008 et qui a abouti non seulement à les redresser mais aussi à ce qu’elles fassent de substantiels bénéfices qui n’auront pas été perdus pour tout le monde. On évite aussi de dire comment et surtout avec quel argent l’Etat aiderait à recapitaliser les banques.
Et puis tout à coup au détour de la crise grecque, la même ministre qui, quelques secondes avant, était en train d’envisager les banques en crise, voire en plein marasme financier, déclare avec une facilité déconcertante que les banques françaises sont en état de surmonter la crise grecque ! Attends il faut savoir : sont-elles on non fragiles nos banques, ou sont-elles au contraire solides … pastichons ? Banques molles ou banques fortes !!!
Il est quand même assez étrange de constater que la Droite attribue à la Gauche aspirant à gouverner, les mêmes qualificatifs qu’elle montre elle-même dans l’exercice du pouvoir : un manque total de sérieux, une inexpérience consommée et une explosion faramineuse des déficits.
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