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Sabine Weiss : une excellente initiative à Rennes

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On ne peut que se réjouir de cette initiative ques les Services culturels de la Mairie de Rennes on prise : présenter au public quelques 40 photos de la photographe suisse, trop peu connue, Sabine Weiss.

On pourra lui trouver toutes les parentés possibles, il n'empêche qu'elle a une façon bien particulière de traiter des sujets qui pourraient apparaître bien communs s'il n'y avait ...

Pour vous en convaincre et en quelques lignes, l'art de traiter de la lumière et de sa diffusion (voir ces photos de brume ou de brouillard), l'art de mettre en lumière les éléments essentiels par le biais d'une simple diagonale (voir le visage de cette jeune fille qui s'encadre tout naturellement entre deux autres visages ...), ou encore l'art du mouvement, particulièrement saisissant dans l course à la vachette.

Du grand art, d'autant plus grand qu'il semble tellement naturel !

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Allez, ne jetez pas pour autant vos appareils ! Un peu de patience seulement, et qui sait ...

mais en attendant, vous n'avez que jusqu'au 3 octobre pour apprécier cette exposition, place de la Mairie à Rennes.

23 septembre 2009 dans arts | Lien permanent | Commentaires (0)

Pinault à Dinard : un grand fossoyeur de l'art

Qui a peur des artistes ?

C’est ainsi que se présente l’exposition que consacre le Palais des Arts de Dinard à quelques œuvres de la « François Pinault Fondation ».

J’étais très curieux de découvrir ce qui a été annoncé comme l’un des évènements majeurs de la vie culturelle de Dinard, cet été ; d’autant plus curieux que j’avais été particulièrement déçu par les œuvres exposées au Palais Grassi (à Venise) en l’été 2007. Rappelons pour mémoire que M. Pinault est propriétaire de ce palais où il entrepose une très grande partie des œuvres qu’il acquiert, et rappelons aussi que le même Pinault (dont il faut croire que les affaires ne se portent pas trop mal !) vient de se rendre propriétaire des entrepôts de la Punta della Dogana (à Venise) ; ce qui a eu comme effet de me rendre furibard : comment un des joyaux mondiaux avait pu être livré aux mains (cupides ?) d’un grand ( ?) capitaine d’industrie ?

Alors pour revenir à Dinard, première grande surprise, au lieu des 12 euros que j’avais payés à Venise, je n’en ai payé que 4  et demi !

Eh bien, à dire vrai, c’est encore mille fois trop cher pour ce qu’il y a à voir !

Il y a quand même des limites à l’imposture artistique ; je suis prêt à accepter tous les concepts possibles et imaginables, mais encore faut-il qu’à la notion art s’ajoute celle d’artisan ; et encore faut-il aussi que la notion d’idée, de trouvaille soit accompagnée de la notion de travail, d’effort ! Et que l’on ne se cache pas derrière des mots pour nous faire avaler n’importe quoi ! A quoi cela rime de se déclarer minimaliste (oh le texte du dépliant est absolument remarquable !) si pour « nous projeter dans un imaginaire » l’artiste ne nous offre aucune piste pour nous guider dans cette quête de l’imaginaire : un exemple frappant est ce tableau intitulé « roche grise » où de relief dans ce gris monotone il n’y a que quelques traits de pinceau perceptibles, qui ressemblent bien plus à une maladresse de débutant (l’apprenti peintre en bâtiment qui passe pour la première fois une première couche de peinture) qu’à une maîtrise de l’art pictural.

Limites aussi à l’imposture idéologique ! Ah oui, on veut dénoncer la violence (celle de la guerre ou de fait de société), et on nous présente un film d’une minute trente mettant en scène une violence gratuite et insoutenable d’animaux s’entredéchirant ! Comme si il n’y avait pas assez d’artistes qui ont mis un réel talent au service de la non violence ou de la dénonciation de la violence (les mannes de Picasso et de Guernica ont du se retourner dans leurs tombes !!!)

Limites aussi à la provocation purement gratuite ! le vieux laïcard que je suis pouvait se réjouir de la « mise à mort » de tout l’obscurantisme religieux ! mais, pour ce faire, était-il nécessaire de nous montrer un Jean XXIII écrasé par un roc de lave ? Symbole ? ce n’est pas la personne qui nous intéressait dans notre critique de Jean XXIII mais bien toutes ces valeurs d’arrière garde qu’il préconisait ! Symbole  donc ? on aurait bien aimé que cela en fut un, mais quand on lit le commentaire on est complètement abasourdi du décalage qui peut y avoir entre le texte et les œuvres présentées !

Alors une question : qu’est-ce qu’une Fondation ? c’est aussi le moyen, me semble-t-il, de payer moins d’impôts en devenant mécène ; mais attention mécène, est-ce à dire qu’on peut financer n’importe quoi, et il faudrait mieux que Pinault donne cet argent qu’il économise au ministère de la culture qui saurait l’utiliser au mieux pour le plus grand bien de l’art, y compris contemporain !

Et avec cela un livre d’or !

Pardon de me citer

« dans ce fatras de fumisterie (comme au palais Grassi en 2007) y aura-t-il un nom que la postérité mérite qu’elle le retienne ! »

19 juillet 2009 dans arts | Lien permanent | Commentaires (0)

De Joseph Haydn à Pierre Denniélou en passant par Eduardo Filippo !

Il y a des semaines bénies des dieux, et en particulier celui de la culture !

Qu'on imagine,

ce jeudi, Le Théâtre de l'Instant nous offre une "petite suite napolitaine" : avouez que le titre est séduisant, non ? "suite" comment l'entendez-vous ? pour moi cela n'a fait pas l'ombre d'un doute, au sens très musical du terme, cette forme composée de plusieurs pièces (de 4 à 7 voire 8) pour la plupart étant des danses ; enfin je pense à la suite des 17e et 18e siècles. Pourquoi penser en terme musical, sinon parce que les 6 ou 7 scénettes sont entrecoupées de chansons populaires napolitaines qui ont plus ou moins explicitement trait à l'une ou l'autre des scénettes.

Quant à l'auteur, il ne s'agit ni plus ni moins que de l'un des plus grands représentants du théâtre italien du 20e siècle, Eduardo Filippo (né à Naples en 1900 et mort à Florence en 1984).

Satyre grinçante où chacun d'entre nous peut en prendre plein la tronche, mais aussi réalité ou réalisme sans concession, mais encore beaucoup de fantaisie allant jusqu'au morbide, et enfin une grande touche de misogynie de quoi faire bondir toutes les féministes rennaises (dont je n'ai pas remarqué la présence ce vendredi 27).

Très astucieusement fait cet enchaînement de théâtre et de musique, d'autant que l'instrumentation choisie (clavier, guitare, clarinette ou saxo et chant) donnait un je ne sais quoi de l'expressionnisme allemand des années 30.

On en rajoute ?

Vendredi la première à l'opéra, de "Il mondo della luna" de Jospeh Haydn sur un livret tiré de la pièce homonyme de Carlo Goldoni.

Comme toujours, et comme pour le Théâtre de l'Instant, il y a eu ces quelques très légères petites fautes (quelques imprécisions dans certaines vocalises, particulièrement ardues !) mais qu'importe cette première fut une vraie réussite. La musique, on connaît suffisamment Hadyn pour prévoir que cette oeuvre peut jouée et donc peut connue, aurait la même valeur musicale que ses soeurs ; et l'orchestre dirigé avec sûreté, brio et aussi très finement a su rendre toutes les nuances de la partition, portant les chanteurs ... car il faut bien l'avouer leurs parties ont des tas de pièges et des tas de difficultés dont, malgré les quelques réserves -cf plus haut-, ils ont su très bien se jouer. Et quel régal que d'entendre Lisetta, ou Cecco ou Buonafede ou encore cette surprise de ce contreténor chanté par une femme !

Certes, cette pièce fait intervenir comme très souvent dans le théâtre de Goldoni, des amours contrariées, un avare et un charlatan qui sait tout embrouiller ; mais en plus, Goldoni fait appel au fantasque. On pouvait redouter le pire avec une mise en scène moderne qui ne nous aurait imposé trucs et machineries à n'en plus finir, mais non rien de tout cela, et la conception comme la réalisation du metteur en scène japonais, Yoshi Oïda a su respecter la naïveté et la fraîcheur qui parcourent toute la partition. L'on était vraiment très près de l'atmosphère qui auréolait les aventures de Cyrano de Bergerac.

Une vraie réussite et le public n'a pas boudé son bonheur, si j'en juge par les très nombreux et chaleureux applaudissements qui ont accueilli à la fin de cet opéra tous les acteurs.

Depuis la rentrée de Septembre, (enfin je ne m'en suis pas rendu compte avant !) la station de métro de La République se pare d'immenses photos de talentueux photographes ; jusqu'au 21 janvier vous allez donc pouvoir admirer l'étonnant travail de Pierre Denniélou sur la ville de Rennes : d'immenses photographies panoramiques prises d'endroits bien souvent difficiles d'accès nous offrent une vision très originale de notre cité. Reflets ou témoignage qui se veut impartial, c'est aussi une partie de l'âme de Rennes qui se dévoile ainsi.

30 décembre 2007 dans arts | Lien permanent | Commentaires (0)

Le Louvre, une source inépuisable de chefs d'oeuvres

Le Louvre, quel musée !

On ne s'en lasse jamais, on découvre et redécouvre sans cesse ses innombrables trésors !

Et pour une fois, j'ai osé prendre quelques clichés, mais en veillant à ne jamais utiliser le flash (une, cela abîme la peinture, et deux, c'est inutile avec tous les reflets qu'il provoque !!!), et surtout essayer de comprendre ce que représentent ces panneaux, "interdit de photographier dans cette zone", et notamment quel champ géographique recouvre ladite "zone", et croyez-moi ce ne fut pas si simple !

Bon, alors quelques grands noms que je ne vous mentionnerai pas, car vous les reconnaîtrez, sinon envoyez-moi un appel au secours (pour vous mettre sur la piste, dans cette livraison, il n'y a que de la peinture italienne !)

Bergognoneter Boltraffioter

Botticcelli01ter Lecaravage02ter

Luccadellarobbia02ter  Prugin02ter

Vronse03ter Vronse06ter

Et pour vous éclairer un peu plus, cela va de B à V, et en gros du 15e au 17e !

10 décembre 2007 dans arts | Lien permanent | Commentaires (0)