De Joseph Haydn à Pierre Denniélou en passant par Eduardo Filippo !

Il y a des semaines bénies des dieux, et en particulier celui de la culture !

Qu'on imagine,

ce jeudi, Le Théâtre de l'Instant nous offre une "petite suite napolitaine" : avouez que le titre est séduisant, non ? "suite" comment l'entendez-vous ? pour moi cela n'a fait pas l'ombre d'un doute, au sens très musical du terme, cette forme composée de plusieurs pièces (de 4 à 7 voire 8) pour la plupart étant des danses ; enfin je pense à la suite des 17e et 18e siècles. Pourquoi penser en terme musical, sinon parce que les 6 ou 7 scénettes sont entrecoupées de chansons populaires napolitaines qui ont plus ou moins explicitement trait à l'une ou l'autre des scénettes.

Quant à l'auteur, il ne s'agit ni plus ni moins que de l'un des plus grands représentants du théâtre italien du 20e siècle, Eduardo Filippo (né à Naples en 1900 et mort à Florence en 1984).

Satyre grinçante où chacun d'entre nous peut en prendre plein la tronche, mais aussi réalité ou réalisme sans concession, mais encore beaucoup de fantaisie allant jusqu'au morbide, et enfin une grande touche de misogynie de quoi faire bondir toutes les féministes rennaises (dont je n'ai pas remarqué la présence ce vendredi 27).

Très astucieusement fait cet enchaînement de théâtre et de musique, d'autant que l'instrumentation choisie (clavier, guitare, clarinette ou saxo et chant) donnait un je ne sais quoi de l'expressionnisme allemand des années 30.

On en rajoute ?

Vendredi la première à l'opéra, de "Il mondo della luna" de Jospeh Haydn sur un livret tiré de la pièce homonyme de Carlo Goldoni.

Comme toujours, et comme pour le Théâtre de l'Instant, il y a eu ces quelques très légères petites fautes (quelques imprécisions dans certaines vocalises, particulièrement ardues !) mais qu'importe cette première fut une vraie réussite. La musique, on connaît suffisamment Hadyn pour prévoir que cette oeuvre peut jouée et donc peut connue, aurait la même valeur musicale que ses soeurs ; et l'orchestre dirigé avec sûreté, brio et aussi très finement a su rendre toutes les nuances de la partition, portant les chanteurs ... car il faut bien l'avouer leurs parties ont des tas de pièges et des tas de difficultés dont, malgré les quelques réserves -cf plus haut-, ils ont su très bien se jouer. Et quel régal que d'entendre Lisetta, ou Cecco ou Buonafede ou encore cette surprise de ce contreténor chanté par une femme !

Certes, cette pièce fait intervenir comme très souvent dans le théâtre de Goldoni, des amours contrariées, un avare et un charlatan qui sait tout embrouiller ; mais en plus, Goldoni fait appel au fantasque. On pouvait redouter le pire avec une mise en scène moderne qui ne nous aurait imposé trucs et machineries à n'en plus finir, mais non rien de tout cela, et la conception comme la réalisation du metteur en scène japonais, Yoshi Oïda a su respecter la naïveté et la fraîcheur qui parcourent toute la partition. L'on était vraiment très près de l'atmosphère qui auréolait les aventures de Cyrano de Bergerac.

Une vraie réussite et le public n'a pas boudé son bonheur, si j'en juge par les très nombreux et chaleureux applaudissements qui ont accueilli à la fin de cet opéra tous les acteurs.

Depuis la rentrée de Septembre, (enfin je ne m'en suis pas rendu compte avant !) la station de métro de La République se pare d'immenses photos de talentueux photographes ; jusqu'au 21 janvier vous allez donc pouvoir admirer l'étonnant travail de Pierre Denniélou sur la ville de Rennes : d'immenses photographies panoramiques prises d'endroits bien souvent difficiles d'accès nous offrent une vision très originale de notre cité. Reflets ou témoignage qui se veut impartial, c'est aussi une partie de l'âme de Rennes qui se dévoile ainsi.

Le Louvre, une source inépuisable de chefs d'oeuvres

Le Louvre, quel musée !

On ne s'en lasse jamais, on découvre et redécouvre sans cesse ses innombrables trésors !

Et pour une fois, j'ai osé prendre quelques clichés, mais en veillant à ne jamais utiliser le flash (une, cela abîme la peinture, et deux, c'est inutile avec tous les reflets qu'il provoque !!!), et surtout essayer de comprendre ce que représentent ces panneaux, "interdit de photographier dans cette zone", et notamment quel champ géographique recouvre ladite "zone", et croyez-moi ce ne fut pas si simple !

Bon, alors quelques grands noms que je ne vous mentionnerai pas, car vous les reconnaîtrez, sinon envoyez-moi un appel au secours (pour vous mettre sur la piste, dans cette livraison, il n'y a que de la peinture italienne !)

Bergognoneter Boltraffioter

Botticcelli01ter Lecaravage02ter

Luccadellarobbia02ter  Prugin02ter

Vronse03ter Vronse06ter

Et pour vous éclairer un peu plus, cela va de B à V, et en gros du 15e au 17e !