Pour fustiger la prétention de l’ONU à diriger le monde, et en même temps son impuissance réelle à le faire, De Gaulle avait l’habitude de traiter cette organisation de machin. (Si ma mémoire est quelque peu défaillante, je compe sur mes amis lecteurs historiens pour me corriger en me rafraîchissant la mémoire ! ... mais de toutes les façons cela ne change rien à ce qui suit !)
Comment pourrait-on qualifier autrement l’espèce de comité impartial chargé de surveiller que dans la campagne électorale présidentielle qui se déroule en France, il y ait équité entre tous les candidats ?
Je suis profondément choqué que ledit comité n’intervienne pas plus et n’ait aucune prise sur les agissements hautement malhonnêtes de Nicolas Sarkozy !
Comment, ne voilà-t-il pas un président de la République qui déclare ouvertement qu’il n’est pas encore candidat mais dont la grande majorité des propos sont clairement énoncés en opposition aux autres candidats qui eux se sont déclarés. Prenez tout ce qu’il dit sur les centrales nucléaires, sur le travail, sur l’enseignement, il ne le dit pas en fonction de l’intérêt général et d’une conviction qui engloberait tous les points de vue, non, mais seulement pour contrer les positions des autres candidats : le nucléaire c’est contre Eva Joly, le reste c’est essentiellement contre François Hollande et aussi accessoirement d’autres candidats qui seraient proches. Et quand il se rapproche dangereusement du Front National, il le nie avec une telle mauvaise foi qu’il en devient écoeurant !
Et le machin impartial qui veille au bon déroulement de la campagne, ne dit rien, ne le rappelle pas à l’ordre, n’intime même pas aux médias de cesser de rapporter des propos de campagne qui ne peuvent avoir été prononcés puisque dit par quelqu’un qui n’est pas en campagne ! Du Kafka ou du Ubu à l’état pur !
L’hypocrisie est alors à son comble, car tout ce temps d’antenne que le minuscule locataire de l’Elysée accapare ne lui sera pas décompté le jour où il se sera déclaré, et alors, quelle avalanche de sarkoziades n’allons-nous pas devoir ingurgiter !
Le comble étant en plus que cette pratique éhontée se fait sur les finances de l’Etat : car ce n’est pas le parasite de l’Elysée qui paye ces déplacements qui se font à une cadence telle (deux par semaine, minimum !) qu’on se demande même comment il réussit à effectuer les tâches de son rôle ! Non, ce sont nos impôts qui alimentent toute cette campagne qui n’en est pas une que dans la tête de Sarkozy et de ses afficionados. Et bien éventuellement cette malhonnêteté voit son aboutissement dans cet autre fait que, lorsque Nicolas Sarkozy se sera déclaré candidat, eh bien tous les frais antérieurs ne seront pas décomptés des sommes qu’il peut prétendre dépenser au titre de sa campagne électorale.
Si avec un tel comportement complètement immoral et totalement indigne d’un homme politique (mais il faut dire que le passé de Nicolas Sarkozy se découvrant peu à peu, on risque alors de constater quel homme glauque il a été !) il y en a qui ont encore envie de voter pour lui, c’est alors à être découragé définitivement de la conscience politique des Français …
Sans oublier ce que fera apparaître le débat de fond, et qui montrera que tous les agissements et toutes les propositions de la Sarkoziade ne sont que gesticulations au profit d’une infime minorité de nos concitoyens ….