EONTOS

Faire partager ce que j'aime, mes lectures, mes photos de voyage ...

Burano

  • Burano-02
Ma Photo

Les notes récentes

  • Fred Vargas : on ne s'en lasse pas !
  • Gérard Mordillat : le chantre de la lutte !
  • Sondages et manipulation élyséenne
  • Augustin d'Humières : prof, vous avez dit prof ?
  • Marie Ndiaye : grandeur et décadence du prix Goncourt
  • Umberto Eco : un mage de la littérature
  • Paul Féval : nous est-il indispensable ?
  • Nicolas Sarkozy, ou l'art du panier percé !
  • 8e Ebruitez-vous : le triomphe de Jean-Pierre Drouet
  • Alberto Vigevani : un découvreur des sentiments
Blog powered by TypePad

novembre 2009

lun. mar. mer. jeu. ven. sam. dim.
            1
2 3 4 5 6 7 8
9 10 11 12 13 14 15
16 17 18 19 20 21 22
23 24 25 26 27 28 29
30            

Archives

  • novembre 2009
  • octobre 2009
  • septembre 2009
  • août 2009
  • juillet 2009
  • juin 2009
  • mai 2009
  • avril 2009
  • mars 2009
  • février 2009

Plus...

Catégories

  • Actualité
  • arts
  • Cinéma
  • Gastronomie
  • Humour
  • Livres
  • Musique
  • politique
  • Voyages

Burano

  • Burano-02

Collioure

  • Collioure-16

Sculptures de Musique

  • Musique-03

Acropole

  • Acropole-14

Sainte Barbe

  • Sainte Barbe-09

Saint Fiacre

  • Saint Fiacre-06

Des lieux privilégiés

  • Pensieri in Liberta'
  • Ce livre, miroir de mon âme
  • Tears of Nature
  • Tafanus

Pages

  • Question avec ou sans réponse ?

À propos de l'auteur

Ajoutez-moi à votre liste de personnes TypePad
Abonnez-vous à ce blog (XML)
Abonnez-vous à mon Podcast

8e Ebruitez-vous : le triomphe de Jean-Pierre Drouet

Jean-Pierre Drouet : Un très grand parmi les très grands

Quel concert que celui proposé ce mardi 13 octobre par le Festival Ebruitez-vous, à la salle de la Cité de Rennes !

On savait, pour en avoir entendu deux concerts, que ce 8e festival de Musique contemporaine était un grand cru, mais hier avec ce concert, c’est un exceptionnel cru qu’il nous a été donné de déguster !

Le tout jeune Jean-Pierre Drouet (ne vous fiez pas à sa date de naissance, 1935) nous a fait pénétrer les arcanes de la création musicale, et en particulier du théâtre musical, avec une conviction et une force de persuasion étonnante.

Toutes les œuvres présentées, de Mauricio Kagel à Georges Aperghis, en passant par Vinko Globoka, Frédéric Rjvewsky, Giorgio Basttitelli et Jean-Pierre Drouet, lui-même, étaient marquées du même sceau : confrontation ou osmose entre la voix et les instruments, mais attention là, aucun instrument de type classique, non uniquement des instruments fabriqués pour des circonstances bien précises (je laisse de côté un tambour et un zar, de même que l’utilisation de deux cymbalettes, ce qui n’était rien par rapport aux reste !)

Je n’aurais jamais imaginé qu’on pouvait atteindre une telle dimension créatrice avec de tels « instruments » : il y avait tout ce que la musique depuis quelques siècles avec la totalité des ses instruments sait dire et faire, mais il y avait encore bien plus : ces sons irrationnels (qui sortent de la sagesse rationnelle et contrôlée par des traités et autres organismes académiques) qui renvoient à la nature profonde de l’humain.

Et on s’est surpris à constater que même avec des instruments fabriqués de bric et de broc, on n’arrive non seulement à produire des sons avec une certaine hauteur, et que même avec le matériau le plus brut comme le bois on peut produire des sons avec une hauteur déterminée, mais que ces mêmes instruments sont capables de créer de la musique au même titre qu’un instrument reconnu et qui a sa place dans l’orchestre.

Alors ces constatations faites, les œuvres proposées ?

Si je sais celle qui m’a le moins touché, parce que trop longue, et quand même trop restreinte dans l’utilisation du matériau sonore proposé, (il s’agit de To the earth, de Rjewsky, un hymne à la déesse Terre),

Si je sais celle que j’ai refusé consciemment et inconsciemment parce que je n’ai jamais pu supporter de voir maltraiter un livre (il s’agit pourtant de « Il libro celibe » de Giorgio Battistelli),

Par contre je suis incapable de dire, des autres œuvres celle qui m’a le plus ému ! Je dois avouer qu’elles m’ont toutes autant enthousiasmé, au sens le plus fort : la virtuosité d’un Jean-Pierre Drouet y est sans doute pour beaucoup, l’agilité de ses mains sur les tambours ou sur ces faux pianos, ou encore sur sa table a un je ne sais quoi de magique inimaginable, sans oublier la richesse de sa voix ; mais il n’y a pas que la virtuosité et le talent de l’interprète, il y a aussi la force de chacune de ces œuvres.

Et cela, même le musicologue le plus averti ne peut le disséquer, ne peut en rendre compte de façon neutre.

On y adhère ou non : et comment ne pas y adhérer, quand chacune de ces œuvres nous renvoie au plus profond de nous-même, de nos propres souvenirs ou aspirations musicales,  de nos désirs les plus intimes, et quand exorcistes suprêmes elles utilisent l’humour pour vaincre toutes nos appréhensions.

Jeune, Jean-Pierre Drouet ?

Oh que oui, et il nous a montré que jamais la musique n’avait été aussi jeune et qu’il n’y avait aucune raison de craindre quoi que ce soit pour son avenir.

Puisse la 9e édition d’Ebruitez-vous nous confirmer dans cet optimisme !

14 octobre 2009 dans Musique | Lien permanent | Commentaires (0)

Ebruitez-vous 2009 : le plaisir de Mauricio Kaegel

DSC02405-02 

Ebruitez-vous : Concert du 11 octobre

J’attendais avec impatience ce concert du 11 octobre consacré à des œuvres importantes de Mauricio Kaegel ; j’avais bien sûr plusieurs raisons à cela, d’abord, et il faut bien faire primer les raisons humaines, la pianiste n’était autre que ma fille, mais il y avait aussi (et sans doute surtout) le cadre : la grande Chambre du Parlement est un lieu magnifique pour la musique, une acoustique très proche de la perfection, un environnement exceptionnel avec ce plafond unique de Nicolas Coypel.

Bref toutes les conditions étaient réunies pour que ce concert soit un rare moment musical …

Et il le fut !

Je laisse de côté la dernière pièce, Mach, qui m’a le moins intéressé ; je ne dis pas qu’elle était musicalement inférieure aux autres, mais je l’ai beaucoup moins appréciée, sans pouvoir en donner de raisons objectives, sauf peut-être une certaine longueur qui aurait pu être évitée … mais subjectivement, je n’ai pas accroché à ce duel de violoncellistes arbitré par un percussionniste !

Par contre les deux autres pièces, un ravissement total !

L’avant-dernière, Kontra-danse, sans doute la plus spectaculaire parce qu’elle faisait intervenir un groupe de sept danseurs non professionnels, offrait l’indéniable attrait de mêler l’art auditif et l’art visuel. A fermer les yeux et à seulement entendre la musique on ne pouvait qu’être frappé par la densité de cette musique … mais il faut aussi ouvrir les yeux et constater alors quelle osmose il y a entre la musique et les mouvements des non danseurs, réalisés avec un évident sens chorégraphique (et moi qui suis incapable d’aligner deux pas correctement, j’ai été émerveillé de ce que peuvent accomplir des non professionnels de la danse !). L’unique question qui reste, une fois achevée cette œuvre, c’est la suite : si on veut réécouter cette œuvre, et si on en n’a pas une version filmée qui nous en montre aussi tout l’aspect visuel, ne risque-t-on pas d’être déçu et de ne plus retrouver tout ce qui a pu nous charmer ?

Car de la fascination, il sait en « fabriquer » le Kaegel !

S’il en fallait une preuve, la première œuvre du concert, Les pièces de Rose des Vents, un cycle de trois pièces, nous l’apportait immédiatement !

Fascination, car il y a un art de savoir répéter et user à l’infini des petites structures sonores ; elles ne sont pas tarabiscotées ou complexes, mais elles ont toutes une réelle valeur musicale (dans tous ses paramètres, du son, au rythme en passant par le dynamisme) qu’on peut s’approprier ; et tout l’art de l’auteur est bien précisément de nous faire croire que, puisqu’on maîtrise ces structures, il serait presque facile pour nous de « recomposer » l’œuvre ; or, il se joue de nous avec une telle aisance qu’on en reste ébahi d’émerveillement ; car ces structures, il les modifie légèrement, ou il leur donne une autre coloration instrumentale, bref il les transforme tellement subtilement qu’avant de nous en rendre compte, il a le temps de nous présenter, comme un formidable pied de nez, une autre structure qui lui permettra de se jouer encore une fois de nous et toujours avec le même bonheur.

On ne pourra que souligner le remarquable travail d’interprétation réalisé par les musiciens sous la houlette d’Yves Krier.

Et remercier encore une fois l’Association Rhyzome pour ce festival de musique contemporaine, que malgré de multiples difficultés, elle arrive à offrir au public rennais !

 DSC02408-02

12 octobre 2009 dans Musique | Lien permanent | Commentaires (0)

La Musique contemporaine à Rennes

Ebruitez-vous : 8e festival de musique d’aujourd’hui

 

Pour la huitième année consécutive, la musique contemporaine est à l’honneur à Rennes, et encore une fois ce sont de grands moments musicaux qui nous sont proposés.

Je n’en veux que pour preuve le dernier concert donné, celui d’hier soir, avec un jeune ensemble de percussionnistes, l’Ensemble Yi.

Au programme, une œuvre de Vinko Globokar, « Corporel », suivi de « Dressur » de Mauricio Kagel (le compositeur de référence de cette édition d’Ebruitez-vous) et deux œuvres de Jean-Pierre Drouet, « Variations sur un texte de Victor Hugo » et « Attraction ».

On ne présente plus ces compositeurs qui depuis près de 50ans maintenant font la une de la musique contemporaine, et sont le régal de tous les mélomanes.

Par contre ce qui est passionnant c’est de dégager cette ligne maîtresse qui préside à la conception et à la création de leurs œuvres. A la structure imposante et contraignante d’une forme architecturale qui a fait le bonheur de toute une tradition musicale, s’oppose le foisonnement de l’anecdotique ; une multitude de petits éléments sonores s’enchaînent de façon qui peut sembler aléatoire, obligeant l’auditeur à une constante attention, les repères d’une ossature classique (ou académique) ayant complètement disparu.

Qu’il le veuille ou non (et même s’il peut y avoir phénomène de rejet, la beauté d’une œuvre ne pouvant être malheureusement perçue universellement !) l’auditeur adhère à l’œuvre proposée, mieux même, il est forcé d’y participer car l’œuvre lui suggère et impose une réaction viscérale à laquelle il lui est impossible d’échapper.

Mais attention, aucun des compositeurs proposés hier soir ne cède à la tentation de la facilité, bien au contraire, car sous des dehors qui peuvent être jugés, mais en apparence seulement, comme faciles voire démagogiques, il y a une recherche constante de l’exigence esthétique.

L’œuvre la plus manifeste dans ce sens ce fut bien « Corporel » de Globokar. Le musicien seul avec son corps et sans instrument recherchant sur les différentes parties de son corps tout ce qui pouvait faire du bruit, il y avait là matière à réflexion sur l’origine du son, sur sa nature et sur sa signification (on peut très facilement imaginer que nos ancêtres les plus lointains aient connu la même expérience). Seule présence du son brut, sans tous ces à côtés (timbre, hauteur…) qui le rendent analysable et … aimable.

C’était une gageure que de commencer ce concert par cette œuvre : cela passait ou … cassait (pour reprendre une expression triviale !) ! Et c’est très bien passé, permettant ainsi aux autres œuvres une approche beaucoup plus facile … quoi que …

Je m’en voudrais de reprendre chacune des œuvres, puisque j’ai adhéré à la totalité du programme ! Des pantins de « Dressur », à la fin tellement proche de l’univers de Berio, de « Variations… » aux variations de la darbouka (enfin c’est ce que j’ai cru reconnaître) d’Attraction, sans oublier tous ces autres clins d’œil, il était impossible de ne pas s’intégrer aux œuvres proposées.

Je suis même incapable de dire ce que j’ai préféré, par contre tout ce que je peux affirmer avec force c’est que grâce à de tels compositeurs servis par de tels musiciens (retenez cet Ensemble, il est tout jeune, mais leur talent et leur ferveur lui assurent un grand avenir !) la musique contemporaine est encore pleine de vie, et que ceux qui voudraient la voir mourir ont bien du souci à se faire.

Sachez, pour terminer, que ce 8ème festival s’achève le mardi 13 octobre et qu’il serait navrant que vous passiez à côté des concerts qu’il nous propose !

 

 

07 octobre 2009 dans Musique | Lien permanent | Commentaires (0)

Pierre Charras : un Franz Schubert rétréci !

Pierre Charras : Le requiem de Franz

 

Comme il est difficile de se mettre dans la peau d’un personnage illustre et a fortiori de vouloir penser et parler à sa place !

Le roman de Pierre Charras en est l’illustration absolue !

Imaginer, certes, les derniers moments d’un Franz Schubert et d’un requiem qu’il aurait écrit (j’utilise volontairement le conditionnel, car je ne suis pas sûr du tout que Schubert en ait écrit un, et comme je n’ai nulle envie d’aller le vérifier par moi-même…), peut sembler enthousiasmant, mais voilà que peut-on savoir de ce qui se passe dans la tête d’un génie comme Schubert lorsqu’il arrive au terme de sa vie ? à moins de tomber dans les lieux communs, ceux que certains musicologues relèvent très souvent avec ennui, et uniquement pour satisfaire au goût presque morbide d’un public avide de sensationnel ?

La non-vie amoureuse de Schubert ? est-ce suffisant pour expliquer l’extraordinaire création du compositeur ? On veut bien croire qu’une voix (comme le jeu de tout autre instrumentiste) ait pu décider de la conception de nombreuses œuvres ; on veut bien croire aussi que l’inaccessibilité physique de la dite cantatrice ait, par le phénomène de sublimation, amené Schubert à écrire d’authentique chefs d’œuvres ; tout cela est de l’ordre rationnel dont raffolent certains esthètes pour pouvoir expliquer ce qui est par nature inexplicable : la création de ce qui est beau. Il est bien plus rassurant de faire appel à des causes extérieures, car au moins on peut s’appuyer ce qui semble être du solide, du concret. Et le roman de Charras ne fait que cela, l’évocation d’une Thérèse va pouvoir émouvoir à peu de frais le lecteur, mais le laissera de toutes les façons sur sa faim quant à la nature réelle de ces œuvres de Schubert qui fascinent le même lecteur.

Vouloir aussi expliquer la profondeur de Schubert, par un physique ingrat, là-aussi, c’est tomber dans le  pêché mignon des mêmes musicologues (ou pseudo musicologues) évoqués plus haut ; et réduire sa vie sociale à la seule existence des « Shubertiades » (ces soirées passées dans un petit cercle d’amis à boire et jouer de la musique) c’est trop pratique pour expliquer la solitude du compositeur … et si la « solitude » n’était pas aussi indispensable que l’air au compositeur pour pouvoir concevoir l’œuvre et en accoucher ?

Titre sympathique, aguichant même, mais pour un livre somme toute décevant, surtout pour ceux qui vouent une admiration réelle pour ce très grand compositeur que fut Schubert.

06 octobre 2009 dans Livres, Musique | Lien permanent | Commentaires (0)

La Richardais : 3e Festival de Musique Ancienne

DSC01175bis 

le 3e Festival de Musique Ancienne de La Richardais a débuté en beauté avec ce premier concert, le 28 juin, dans une église toute proche celle du Minihic Sur Rance.

Il n'était pas évident de faire "sortir" un public, surtout un dimanche où il faisait si beau, et ce pour de la musique vocale de la Renaissance. Mais il faut dire que le quatuor vocal "les Gazouilleux" (de gauche à droite : Catherine Hurson, Valérie Yvon, Philippe Farault et Philippe Corbineau) a su prendre le public à bras le corps.

Et même si des compositeurs comme Paschal de L'Estocart ou Pier Luigi Palestrina ne sont pas évidents, ce quatuor a réussi à les rendre aussi vivants qu'un Clément Janequin, ou un Luca Marenzio, Antoine de Bertrand ou Guillaume Costeley.

Alternant avec bonheur le chant "imitatif" (La chasse au lièvre ou Le Chant du rossignol) ou "amoureux"(Marie, qui voudrait retourner ton nom, cette pièce est un véritable bijou dont on ne se lasse jamais !) ce quatuor vocal a su nous donner un aperçu assez complet de toute la création de la Renaissance.

Et le public ne s'y est pas trompé qui lui a réservé un accueil triomphal (selon la formulation rituelle !!!)

 Ce concert a bien auguré de la suite du Festival avec les concerts des 8, 10 et 12 juillet en l'église de La Richardais : Le 8, à 20h30 un duo Viole (ou chant) et clavecin dans des oeuvres de Marais, Marchand, Couperin ... ; le 10, à 20h30 duo hautbois baroque clavecin dans des oeuvres de Haendel, Telemann et Philidor ; et le 12, à 18h le trio "Ad lib" dans des cantates de Buxtehude, Schütz et Télemann.


DSC01167bis 

Concert d'ouverture, certes, mais depuis une semaine déjà, en la Mairie de La Richardais, Musique et Rance, association qui organise ce Festival, présente une exposition sur la musique ancienne.

DSC01125bis 

Quelque chiffres !

Près de 160 photos d'enluminures, de compositeurs, de peintures et d'instruments, près de 40 photos de partitions, répartis sur 22 panneaux, pour présenter les grands moments de la Musique anciennes (du Moyen Age à l'âge baroque)

DSC01126bis 

Sans oublier les posters, qui de la Chapelle de la Roche Jagu aux sculptures de Nancy ou de la cathédrale de Chartres, ou encore d'un clavecin à deux claviers, tentent de lier toutes ces époques entre elles ...

et en complément quelques livres, partitions, et autres instruments de musique ou encore bande son qui nous rappellent que la musique est avant tout un phénomène sonore qui n'a de sens que s'il est délectable ! 

30 juin 2009 dans Musique | Lien permanent | Commentaires (0)

Rhizome : ou la musique contemporaine incontournable à Rennes

Concert Morphologos

C’est donc le titre qu’avait choisi l’Ensemble Rhizome pour ce concert qui devait clore  la journée de séminaire (réflexion ?) de géomorphologues.

Oh rassurez-vous, rien d’intellectuel, il suffit de décomposer ce mot pour en trouver non seulement le sens, mais surtout le sel : ceux qui étudient la forme de la terre.

Ben quoi n’est-elle pas ronde ? Elle est bien bonne celle-là !

Heureusement le maître d’œuvre de ce concert a tenu à mettre les choses au point : au côté réflexif de ce séminaire, les œuvres choisies proposaient une illustration, humoristique ou non, immédiate ou au contraire au second degré, de ce que pouvait être le sens de la forme au niveau musical.

Vous eussiez été savant musicologue, vous vous en seriez par avance léché les babines, croyant trouver les exemples types de toutes ces formes qui ont fait la gloire de la musique des siècles durant … mais vous auriez vite déchanté : quel est l’imbécile heureux ou complètement inconscient qui puisse encore penser un instant que les formes musicales qui ont fait la gloire des grandes œuvres pendant quelques siècles puissent encore trouver toute leur efficacité compositionnelle et/ou émotionnelle actuellement ?

Il vous fallait donc ouvrir vos oreilles pour tenter de reconnaître dans les œuvres proposées une architecture formelle (vous savez cette obsession du très grand inconnu Webern !)

Et à ce niveau-là, nous avons été particulièrement servis : de l’œuvre la plus achevée, à la moins originale, toutes manifestaient un souci évident de structurer un langage musical, de lui donner un cadre, le plus adapté à l’émotion désirée.

Pourquoi le cacher, parmi les six auteurs proposés, deux figurent en bonne place dans mon petit panthéon musical contemporain : Luc Ferrari et Georges Aperghis. Du premier j’ai apprécié cette œuvre qui fut pour moi une découverte « Bonjour, comment allez-vous ? » : répétitive à souhait, mais avec de constantes variations, c’est un régal permanent que de suivre le discours croisé des trois instruments (sans compter cette virtuosité parfois démoniaque – elle affecte sans distinction particulière chacun des instruments) ; de voir comment l’évolution de chacune des structures influence celle à venir y compris et surtout chez les autres instruments.

De Georges Aperghis, « Deux récitations » : tout a été dit sur ces « récitations » (merci Marie-Do. de m’avoir expliqué que tes élèves s’étaient tellement bien appropriés le mode compositionnel de ces récitations qu’ils avaient eux-aussi capables de créer sur le même moule une œuvre à partir de leurs propres textes : quel autre l’imbécile heureux qui voudrait que nos jeunes ne soient capable de sens créatif que dans le foot !!!!) J’ai encore une fois pu constater à quel point l’art de l’interprète était absolument nécessaire pour rendre à cette œuvre tout son sel : et j’ai pu admirer le talent de l’interprète avec y compris cet accent quelque peu nordique, pour ne pas dire belge qu’il a mis dans la seconde « récitation ».

Mais la grande surprise de ce concert ce fut pour moi sans conteste possible « Mambo » de Bent Lorentzen : un véritable feu d’artifice ! Eblouissante à tous égards : dans sa structure, avec cette alternance entre moments occupés par les seuls solistes (violoncelle, clarinette et piano) et moments où les trois rivalisaient dans l’excellence : car on peut assurément parler sans se tromper d’excellence dans cette œuvre, la structure globale, certes, mais aussi celle inhérente à chacun des instruments. Et chapeau pour les trois interprètes qui ont su, non seulement rendre chacun leur propre partition, mais qui ont réussi surtout à créer entre eux une fusion et un climat totalement enthousiasmants.

Je ne connaissais pas Philippe Le Cacheux, mais je dois avouer que je ne suis pas resté insensible à son œuvre ; sans doute parce que la présentation qu’il en a faite, pleine de poésie humoristique, m’a permis de mieux l’appréhender … même si je souhaite vivement pouvoir la réentendre car j’ai l’impression que nombre de ses nuances m’ont échappé qui m’auraient permis de mieux en jouir (à ceux qui me reprocheraient d’employer un vocabulaire un peut trop sensuel, je répondrai qu’il est plus que temps d’appeler un chat un chat et que refuser à la musique tout aspect sensuel au prétexte que la musique est un art, alors c’est faire injure à l’art même ! )

A propos donc de Philippe Le Cacheux, si vous voulez entendre de la belle clarinette, alors dès que vous voyez un concert de lui, précipitez-vous, sa sonorité est d’une variété, d’une consistance, d’une ampleur remarquables : c’est un enchantement pour l’oreille ! Et nous avons eu la chance de pouvoir l’entendre dans toute sa dimension …

Même si une des œuvres données où deux clarinettes basses rivalisaient dans une espèce de duo trop éthéré, à mon goût, m’a quelque peu ennuyé : je le confesse, je n’en ferai pas ma tasse de thé, de ce Christian Banasik, enfin tout au moins de l’œuvre proposée.

Il fallait bien un bis, plus que mérité, pour ma part j’aurais bien réclamé un ter. Donc on s’est contenté d’un bis : mais quel bis un tango de Piazzola ! Pouvait-on mieux finir ce concert ? En tout cas le brio et la maestria des interprètes ont été à la mesure de l’œuvre, et même s’il y a un je ne sais quoi d’artificiel dans toute cette musique, il s’en dégage un tel plaisir, un tel hédonisme qu’il est impossible d’y résister.

Après tout ce que je vis d’écrire sur ce concert, ne le regrettez pas, car vous êtes immensément chanceux : il est quasiment assuré que ce concert sera redonné bientôt sur la place de Rennes, et alors là vous serez impardonnable de le rater … car la seule ombre à ce concert de ce soir, c’est bien le peu de personnes que nous étions à y assister !

Ah oui, j’allais oublier, l’œuvre de Krier donnée en création mondiale : si j’en dis du bien, vous allez me dire que je suis partial parce que je connais trop bien son auteur, si j’en dis du mal vous allez me dire que je manque de lucidité, et que je ne connais rien à la valeur locale … tenez, je vais être complètement normand : pour juger de ce « grenier » œuvre qui fait appel à un violoncelle et à des sons enregistrés, et en dire ce que j’en pense en toute sérénité, je préfère la réentendre, et si possible dans sa totalité, car en matière de musique « mixte » sons in vivo et sons enregistrés, le conflit, ou au contraire l’intégration entre les deux nécessitent une telle attention qu’il est pratiquement impossible d’en juger impartialement à la première audition.

13 mars 2009 dans Musique | Lien permanent | Commentaires (0)

La Folle Journée de Nantes : regrets et enthousiasme !

Nantes et sa Folle Journée  !  De Schütz à J.S.Bach ! Quel programme alléchant pour une époque si riche !  Difficile alors de faire un choix, surtout lorsqu'on sait les mille obstacles qu'il faut franchir pour avoir un de ces précieux billets .

Qu'importe j'avais réussi à avoir, par défaut, un second choix dont je me réjouissais à l'avance. Le premier concert, les deux suites en si mineur et en ré majeur, avec le Sinfonia Varsovia, dirigé par Jean-Jacques Kantorow devait malheureusement ouvrir la porte à d'infinis regrets. A commencer par une surprise de taille : une erreur qui oblige l'orchestre à s'arrêter et à reprendre, et au même endroit même faute, même arrêt et même reprise ! Incroyable, je n'avais jamais assisté à une telle chose qui ... paradoxalement met en lumière la maîtrise du chef et de ses instrumentistes, car en l'espace de quelques secondes, ils sont capables de réagir, de faire comme si de rien n'était et de continuer avec maestria l'oeuvre ... maestria, concentration et surtout patience infinie envers un public, dont une partie, composée sans doute de béotiens, s'est cru obligée d'applaudir après chaque morceau de chacune des suite... comme si dans une pièce de théâtre, on applaudissait après chaque scène. Inutile de dire que si j'ai été fortement perturbé dans mon écoute, qu'est-ce que cela devait être pour les musiciens sur scène ! Dommage, car quels talents : de la flûte, au premier violon, en passant par la claveciniste les hautbois ou ... tous auraient sûrement mérité mieux comme écoute !

Le deuxième concert fut aussi du même tonneau : deux cantates de Bach, interprété par le Concert Français sous la direction de Pierre Hantaï ! Comment ne pas se régaler par avance de cette perfection qui nous attendait ? Et là encore, mêmes applaudissements après chaque morceau, l'agacement de Pierre Hantaï était visible ; et heureusement avant la seconde cantate, une mise au point du régisseur auprès du public nous a permis d'avoir une écoute extraordinaire, et le mot n'est pas de trop : un régal que ces solistes, des voix dont peut rêver tout chanteur amateur, une fusion entre tous les musiciens, au profit d'une interprétation hors pair ...

Le troisième concert, ce fut pour moi une découverte, un jeune pianiste, 22 ans, Jean-Frédéric Neuburger ! Quel talent là-encore ! Des transcriptions de Buxtehude et de J.S.Bach ; et quand un interprète est capable de faire ressortir toute l'architecture, d'une complexité extrême, de l'oeuvre de Bach, quand il est capable de nous en montrer, non seulement la pertinence, mais encore tout l'aspect émotionnel, alors je m'émerveille et je ne doute plus un instant de la bonté de l'homme.

Et dire qu'il y avait plus de deux cents concerts !

 

007ter  021bis 

001bis  011bis 

Photos de l'affiche, du grand hall, de la Salle Eisenach (le grand auditorium), et de scolaires pique-niquant sur place.

PS à propos des applaudissements incongrus, il ne faut pas les mettre au compte seulement de ces scolaires, il serait malsain de transférer sur eux l'ignorance de nombre d'adultes !

PS2 : qu'on me comprenne bien : je ne reprocherai jamais à quelqu'un d'être ignorant (étant moi-même un très grand ignorant !), non, mais quand cette même personne désire être un peu moins ignorante, alors qu'on lui donne les moyens d'aller jusqu'au bout de sa démarche, en lui expliquant par exemple, la structure d'une suite ou d'une cantate, et ce en quoi les différentes parties étant liées, il est impossible, même si elles senblent être une fin, de les dissocier et qu'elles ne font qu'appeler ce qui suit ! Et cela il serait peut-être bon que les organisateurs le rappellent au public !

31 janvier 2009 dans Musique | Lien permanent | Commentaires (0)

La musique de la Renaissance, toujours d'actualité !

 

Vous aurez assurément eu tort si vous avez raté le dernier concert de Choréa, consacré intitulé « Vanités » et « Morales sérieuses et drôles de la Renaissance.

Trois grands compositeurs (pas forcément connus du grand public) se partageaient arbitrairement mais fort judicieusement le programme : Claude Le Jeune (1530-1600), Pascal de l’Estocart 1539-1584) et Jacobus Gallus 1530-1529). Les deux premiers, français et huguenots quant au troisième, malgré son nom latinisé, il est d’origine slovène.

On ne pouvait qu’être séduit par l’originalité de ce programme : que les vices et autres « mondanités » soient fustigés, c’est une chose, et l’on peut toujours craindre quand l’art devient « moralisateur » ; mais avec ces compositeurs, même si évidente est l’intention du prêche (surtout avec l’Estocart) l’art musical prime ; la richesse harmonique, l’invention rythmique, ce contrepoint parfois poussé jusqu’à la limite de la compréhension, tout y était pour ravir nos oreilles.

Si je connaissais les deux premiers, et donc savais ce que j’allais entendre, par contre Jacobus Gallus m’était totalement inconnu (même de nom !), et ce fut une véritable révélation ! De très courtes pièces, l’une d’entre elles ne dure qu’une minute, mais d’une densité surprenante : en quelques brefs instants on a l’impression que tout est dit et que rien ne saurait y être ajouté sans que l’œuvre ne devienne alors fade, ennuyeuse …

Pour nous aider dans leur compréhension, au dessus du Chœur sur un écran, les textes s’affichaient sur un écran : utiles pour comprendre en particulier le latin de Jacobus Gallus, dont on a pu admirer l’élégance de la traduction.

Bien sûr, Yves Krier familier des œuvres de la Renaissance ne pouvait que nous offrir un bis de sa composition, et tout à fait dans l’esprit de ce concert : se payer la tête de nos mondains d’aujourd’hui, et du plus célèbre d’entre eux !

On connaît l’Ensemble vocal Chorea, et même si, aléas du concert, il y eut quelques infimes accrocs, ce ne fut que peccadilles par rapport à la qualité musicale de ce chœur et au raffinement de l’interprétation qu’il nous a donnée de ces œuvres particulièrement difficiles.

29 janvier 2009 dans Musique | Lien permanent | Commentaires (0)

Cherrueix, capitale du Char à voile … et de la musique !

En Bretagne, et sans doute ailleurs, on connaît Cherrueix pour ses chars à voile ; et dès qu’un souffle de vent commence à balayer ses étendues sableuses, de nombreuses voiles s’agitent et d’étranges véhicules la sillonnent, dans un incessant tourbillon.

Mais Cherrueix c’est aussi une église, et quelle église ! Oh, elle ne paye pas de mine, malgré son historie (elle daterait, m’a-t-on assuré du 12e siècle, et serait issue de la même lignée que nombre d’églises normandes romanes … !) ; mais rentrez à l’intérieur, sa lumière vous fera instinctivement lever les yeux au ciel, et vous serez surpris de son toit à carène renversé ; et pour peu que vous soyez musicien, vous ne pourrez vous empêcher de faire un test : poussez quelques notes, chantez les premières mesures qui vous viendront en tête, et alors là, l’enchantement : une acoustique incroyable que tant et tant d’églises ou salles  de concert pourraient envier !

Alors quand DPI (Dol Pays d’Initiatives) inaugure ses Hivernales (saison musicale) dans cette église, quel meilleur choix pouvait-il être fait ?

Et quand pour premier concert DPI fait appel à la musique ancienne avec l’Ensemble Ad Lib, pas étonnant alors que tant et tant de personnes se soient précipitées pour y assister.

Programme de choix, de Girolamo Frescobaldi à Georg Philipp Telemann en passant par Schütz ou Da Cima : pendant plus d’une heure nous avons été sur les sommets de la musique ! Trois solistes seulement, une flûte à bec, Dominique renard, une soprano qui n’a pas hésité aussi à jouer d’une autre flûte à bec, Dominique Fontaine, et un claveciniste sur une épinette, Pierre Henri Esnault, ont su profiter de cette remarquable acoustique pour nous faire partager l’excellence de leur art. Redoutable acoustique qui ne laisse passer aucune difficulté, aucune défaillance la moindre fut-elle ! non, ces trois solistes ont su déjouer tous les pièges de leurs partitions, certaines redoutables par la technique qu’elles requièrent, (je pense à la sonate de Sanmartini, ou aux Sinfoniae sacrae de Schütz), d’autres encore bien plus difficiles par la restitution d’un climat, d’une charge émotionnelle, tellement différentes de nous, certes, dans le temps, mais encore tellement proches de nous par leur côté purement humain !

On aurait pu croire que, comme il arrive trop souvent dans de nombreuses églises, une réverbération trop importante ne vienne masquer par une infâme bouillie le discours de chacun des solistes ; non, rien de tout cela, au contraire, car, parfaitement audible chacune des parties s’accordait aux autres, rendant totalement intelligible le discours musical de chacune des œuvres ! Et même l’épinette, dont on aurait pu craindre que la faible puissance ne soit écrasée par les deux autres instruments, arrivait non seulement à se fondre à eux, mais à rendre visible grâce à la réalisation de sa basse, l’ossature de chacune des œuvres.

Bref, on l’aura compris un très grand concert, évènement tellement rare dans un pareil lieu pour qu’il soit souligné ! Souhaitons qu’il soit prolongé et que l’église de Cherrueix permette à d’autres ensembles de se produire.

15 décembre 2008 dans Musique | Lien permanent | Commentaires (0)

Zhu Xiao-Mei, pianiste et écrivain hors pair !

Zhu Xiao-Mei

La rivière et son secret

Dans un avertissement l'auteure émet des doutes sur sa réelle aptitude à écrire ; et pourtant elle est capable de nous captiver pendant des centaines de pages par sa propre biographie !

L'auteure ?

On devrait plutôt dire les auteures : il y a la femme qui écrit, et il y a aussi et surtout cette très grande passion qui l'anime pour la musique et pour cet instrument fabuleux qu'est le piano.

Instrument d'autant plus fabuleux que cette femme est chinoise et que donc cet instrument n'est absolument pas partie prenante de la culture musicale chinoise. Mais voilà son grand-père, amoureux d'un occident sans doute utopique, a permis à sa fille d'étudier le piano, laquelle fille devenue professeur de piano, a transmis sa passion à sa fille.

Tout aurait pu lui sourire, à cette petite fille, si sur son chemin ne s'était présenté l'Evènement majeur de la Chine du 20e siècle, le Maoisme.

Et dans les années 60-70, il faut bien dire que le piano n'était pas en odeur de sainteté dans la Chine maoïste, et que les gardes rouges étaient bien plus portés sur la répétition de formules incantatoires que sur l'étude de partitions de Bach ou Schumann.

Le Conservatoire de Pékin n'échappera pas à la tourmente et deviendra très rapidement un lieu ou le politique assassinera la musique. Xiao-Mei sera emportée dans cet univers implacable où il faut annihiler toute sa personnalité pour la plus grande gloire de l'infatigable "marcheur".

Petite bourgeoise qu'il faut rééduquer, elle vivra l'insoutenable dureté de camps d'où l'on ne ressort que lessivé, détruit ; elle s'en sortira grâce à ce piano dont, paradoxalement, pourtant on veut lui faire perdre à jamais le goût.

Volonté fantastique de résistance qu'elle tire de la musique dont elle arrive par des voies très étranges à retrouver quelques partitions, et elle s'en sort, une des dernières ; mais avec une énergie décuplée.

Et elle raconte en termes très simples toutes les épreuves qu'elle a dû subir, une fois vaincu le cauchemar maoiste, pour pouvoir vivre sa passion ; toutes ces difficultés qu'elle a surmontées pour partir aux Etats-Unis, les mots très durs pour fustiger le matérialisme de ce monde occidental, monde qui est pourtant le seul, autre paradoxe, à pouvoir lui permettre de se réaliser.

Et ces gens, musiciens ou mélomanes, qui vont s'intéresser à elle, car non seulement elle sait jouer du piano, mais elle vit intensément sa musique (avec quels mots émouvants ne parle-t-elle pas des Variations Goldberg !) ; la voilà presque intégrée, malgré toutes les barrières administratives que les démocraties occidentales lui mettent au travers de son chemin (succulents ces épisodes de cartes de séjours, voire de mariage blanc !!!)

Et vous pauvre lecteur, vous découvrez tout à coup que votre monde possède un des plus grands talents qui existe ! Vous découvrez tout à coup que ce qui n'était sans doute qu'une vue de l'esprit, se révèle d'une fantastique justesse : l'universalité de la musique ! Et que pour aimer Jean-Sébastien Bach, Robert Shumann ou Mozart, il n'est pas nécessaire d'être européen ou occidental, et que d'autres civilisations peuvent se les approprier, mieux, peuvent vous en apprendre sur eux et sur leurs oeuvres bien plus que tous vos "savants" européens.

L'on aura compris qu'il m'est impossible de rester dans la plus totale objectivité pour rendre compte de ce livre qui parle de la musique tellement mieux que ce que je pourrais en dire ou écrire !

05 mars 2008 dans Musique | Lien permanent | Commentaires (0)

»