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Jean Sarkozy : quand le népotisme tient lieu de compétence et d'expérience !

Quel malheur que d’être desservi autant par son propre fils !

Le népotisme a cela de bon c’est qu’il peut nuire à ceux qui le pratiquent dans les mêmes proportions voir plus qu’il a nui au fonctionnement de la démocratie.

L’histoire en fourmille de preuves, depuis l’antiquité latine jusqu’à nos jours… et il est vraiment étonnant que ces exemples ne servent jamais de leçon !

Prenez le dernier en date : ce jean Sarkozy, ce fils bien aimé de notre Napoléon III aux petits pieds !

Au prétexte qu’il est le fils de son père, eh bien, malgré ses 23 ans, son inscription en seulement deuxième année de droit, le voilà qui risque fort de devenir l’un des hommes les plus importants d’Ille de France, voire même de la France, en prenant la direction de l’EPAD (Etablissement Public d’Aménagement de la Défense).

Pour arguer du bien fondé de cette nomination on avance cet argument imparable mis en alexandrin par un illustre normand :

« Je suis jeune il est vrai, mais aux âmes bien nées

« La valeur n’attend pas le nombre des années »

Et ceux qui l’avancent, ce sont des lettrés, des fins politiques, des êtres qui, serviles thuriféraires d’un sarkozisme assassin de toute démocratie, croient dédouaner ainsi le clan sarkoziste de toute accusation de népotisme !

Que nenni, et ces messieurs, tout cultivés qu’ils semblent vouloir paraître feraient bien de faire une quelconque analyse de texte et de réfléchir sur le sens d’âmes bien nées : il se rendraient compte alors que « âmes bien nées » ne veut pas forcément dire qu’il s’agit d’un être doué de qualités exceptionnelles, mai aussi et surtout que c’est l’héritage d’un nom, d’une famille, d’un titre de noblesse ; du coup ces deux alexandrins ne font que renforcer l’accusation de népotisme qu’une telle nomination ferait porter sur la famille Sarkozy en général et sur Nicolas Sarkozy (le père) en particulier.

On nous dit que Jean Sarkozy serait particulièrement doué ! Holà ! Arrêtons de dire n’importe quoi : comment peut-on être doué si à 23 ans on n’en est encore qu’à Bac plus deux alors qu’un être doué en serait à Bac plus 6 voire 7 !

Il (Jean Sarkozy) rétorque aussi que chef de la majorité présidentielle au CG des Hauts de Seine, il a eu aussi l’occasion de traiter les dossiers incombant à l’EPAD ! Que voilà qui est bien ! Comment ne pas avouer plus directement qu’il sera l’homme de parti pris, car si on connaît un dossier en tant que membre d’une formation politique on ne peut que le régler en fonction de cette appartenance politique !

CQFD !

Décidément, ils me déçoivent beaucoup les membres de la majorité présidentielle : ils ne savent même pas manier la dialectique que la moindre connaissance de la langue française leur permettrait d’utiliser avec le plus grand profit !

Alors oui, merci à Laurent Fabius qui avec un humour que je partage totalement a bien montré que le jeune Jean Sarkozy en difficulté scolaire (pardon, universitaire) avait bien mérité de profiter du système d’insertion de Martin Hirsch, et gageons que l’Université à laquelle il doit être inscrit saura bénéficier de la prime d’assiduité donnée par le Ministère de l’Education Nationale pour permettre au jeune Jean Sarkozy de poursuivre avec assiduité des cours … qu’il ne pourrait bien évidemment pas suivre s’il assume la direction de l’EPAD !!!

 

 

PS :  et si vous ne l’avez pas encore fait, vous pouvez toujours signer la pétition au site suivant :

 

http://www.mesopinions.com/Jean-Sarkozy--renoncez-a-postuler-au-poste-de-president-de-l-EPAD-petition-

12 octobre 2009 dans politique | Lien permanent | Commentaires (0)

Pouvoir et Manipulation : un danger pour la démocratie

Tiens, tiens, intéressante cette information qui commence à nous dévoiler la stratégie de la communication élyséenne : intoxiquer pour mieux manipuler ! Merci à Yahoo de nous l'avoir servie !

L'Elysée n'entend pas changer de politique et refuse une enquête concernant ses commandes de sondages critiquées par la Cour des comptes parce qu'ils coûtent chers et sont publiés pour beaucoup dans la presse où on peut les lire gratuitement.

Invité dimanche d'Europe 1, le secrétaire général de l'Elysée Claude Guéant a expliqué qu'il s'agissait d'une coïncidence à laquelle la présidence ne pouvait rien.

"On commande des sondages, si des journaux veulent acheter les mêmes, nous on n'y peut rien. Ce qui nous intéresse, c'est de voir ce qu'il y a derrière, les analyses fines", a-t-il dit.

La député socialiste Delphine Batho a aussitôt qualifié "d'histoire racontée aux petits enfants" cette version des faits et annoncé qu'elle proposera mardi au groupe socialiste de solliciter une commission d'enquête sur le sujet.

Claude Guéant a rejeté l'idée d'une telle enquête, que réclame aussi le Modem. "Il n'y a absolument aucune nécessité", a-t-il dit. Il a laissé entendre que l'Elysée continuerait à rémunérer OpinionWay, l'institut au centre de l'affaire.

La Cour des comptes a fait part jeudi de ses interrogations sur un contrat d'une page signé en juin 2007 pour 1,5 million d'euros par an entre la présidence et un mystérieux cabinet d'études, lui-même chargé de commander des sondages à OpinionWay.

La présidence a ainsi payé en 2008 pour un "Politoscope" 392.288 euros alors que cette enquête a été publiée par LCI et Le Figaro et pouvait donc être connue gratuitement. Au total, 15 enquêtes payées sur fonds publics étaient disponibles dans la presse.

La gauche et le Modem voient le mécanisme comme un instrument de manipulation de l'opinion, OpinionWay étant à leurs yeux subventionné pour fournir aux médias des enquêtes aux méthodes discutées - utilisant internet - et laissant penser que la politique gouvernementale a l'appui de l'opinion.

De son côté, la Société des rédacteurs du Figaro, journal qui compte parmi les grands clients d'OpinionWay, a prié sa direction vendredi de "mettre immédiatement un terme à ce type de 'coproduction' qui nuit gravement à la crédibilité des titres du groupe", une demande rejetée par le patron du titre, Etienne Mougeotte.

Plusieurs médias ont en outre révélé que le cabinet signataire du contrat à 1,5 million d'euros annuels était la société Publifact, dont l'actionnaire principal est Patrick Buisson, ancien directeur du journal d'extrême droite Minute, ex-chroniqueur sur LCI, et proche de Nicolas Sarkozy qui l'a décoré en 2007 de la Légion d'honneur.

"Tout cela confirme l'embarras des intéressés, mais aussi l'existence d'un système de coproduction et de connivence dont la finalité n'est pas l'étude de l'opinion, mais la maîtrise du débat politique dont les termes sont pipés", écrit Delphine Batho.

20 juillet 2009 dans politique | Lien permanent | Commentaires (0)

Italie, requiem pour la République

Décidément, il y a quelque chose qui ne tourne plus rond dans notre vaste Europe et en Italie en particulier.

Je suis atterré, j'apprends hier soir que Rome a voté à droite et va se retrouver avec un maire, un ancien militant du MSI (le Front National italien, pour faire simple !)

D'accord Rutelli n'était pas à proprement parler un homme de gauche,  mais bien un social-démocrate bon teint,

D'accord la campagne électorale a été dominée par des sujets sécuritaires et par des actes de violence dus à des "étrangers",

D'accord l'Italie est sans doute le pays de l'Europe du Sud le plus concerné par l'immigration clandestine avec tous les problèmes que cela pose,

Mais quand même, de là à aller voter pour un candidat d'extrême droite, un ancien ministre de Berlusconi, et faire de Rome une capitale dirigée par un fasciste, cela donne vraiment froid dans le dos.

Car en dehors de toute cette campagne sécuritaire, la réalité du mouvement berlusconien devrait vraiment apparaître comme  est son propre leader, Berlusconi : un mafieux (comment qualifier autrement un homme qui se sert des leviers de l'Etat pour ses propres intérêts ?). Et comment confier à un homme qui fait passer ses propres intérêts avant ceux de la Nation, le soin de gouverner cette même nation ?

Il faut croire que les électeur italiens ont eu une bien piètre expérience avec le gouvernement précédent, celui de Romano Prodi, pour aller se jeter dans la gueule de ce loup qui se lèche déjà les babines à l'idée de les croquer encore une fois.

Et moi, qui naïvement, pensait que le citoyen italien, fort de la très malheureuse expérience du peuple français allait éviter de tomber dans le même piège, et qu'il rejetterait avec toute la fougue qu'est la sienne la tentation de la droite ...

Faudra-t-il donc que les sociétés n'acceptent comme seules valeurs que celles de l'individualisme à outrance, garanties par travailler toujours plus et gagner le maximum de fric  pour avoir la plus belle maison, la plus belle voiture, le plus beau yacht, bref pour en mettre plein la vue et écraser son voisin ? Et qu'importe si ce même voisin doit connaître le chômage, la dureté de la vie chère etc... du moment que lui peut vivre tranquillement, doullètement ! L'important est-il donc, pour nos sociétés, que  l'individu et seulement lui doive compter ?  faudra-t-il donc toujours que pour protéger cet individualisme de plus en plus forcené on fasse toujours appel à plus de sécurité et qu'on  dénie à tous ceux qui n'ont pas notre visage, nos modes de vie, le droit de vivre avec nous ? faudra-t-il donc alors qu'on déclare que le soleil et l'air pour les riches ne sont pas les mêmes que pour les autres et que seuls les riches auront le droit d'en profiter ?

Qu'est-ce donc que cette société qui, au nom de l'individu, renie ses fondements mêmes, c'est à dire permettre au groupe, au collectif de vivre en parfaite harmonie les uns avec les autres ?

... quand reverrons-nous le temps des cerises ?

29 avril 2008 dans politique | Lien permanent | Commentaires (0)

Eric Dumoulin, ou la bonne santé de la littérature politique

Eric Dumoulin

Politiquement nègre

Un jeune homme, sans doute brillant, en tous cas qui a fait de "bonnes" études, met son cerveau et son talent au service d'hommes politiques ; il devient leur nègre, écrit leurs discours, leurs professions de foi ; car il participe aussi à quelques campagnes électorales, mais comme conseiller. Il lui arrive même d'écrire des ouvrages politiques pour le compte de politiciens en mal de célébrité.

Même si on peut émettre des réserves sur les opinions politiques d'Eric Dumoulin (il faut bien que la bonne droite, celle de Balladur dont il a fait aussi la campagne électorale, ait ses intellectuels !), même si a fortiori on ne partage pas ses opinions, force est de reconnaître la valeur de son ouvrage.

Certes le témoignage (et il n'y a aucune raison de le mettre en doute) qu'il apporte sur le monde politique peut nous faire largement douter de la valeur de ceux qui sont appelés à nous gouverner ! Que des futurs élus, des élus, des personnes promues aux plus hautes destinées soient incapables de faire parler leur coeur, leur intelligence et s'en remettent à d'autres pour écrire ce qu'ils pensent, en dit long sur leur niveau affectif, humain et intellectuel.

Certes (bis) le témoignage sur le comportement ambitieux des élus est accablant, comportement ambitieux qui ne repose même pas (sauf de rares exceptions) sur une idéologie ou sur une réelle valeur personnelle, mais seulement sur la vanité du paraître. Et la description que l'auteur nous fait de tous ces courtisans et autres employés qui gravitent autour des élus, remplirait le lecteur d'une profonde affliction s'il n'y avait... cet humour : c'est plein d'allant, de vivacité ; chaque page pétille d'une pointe, d'une formule choc, d'une de ses trouvailles dont se régale le lecteur, et pas seulement celui qu'on place trop facilement dans la catégorie des intellectuels.

Pamphlet, satire, on ne sait quel mot convient le mieux à toute cette expérience racontée avec un tel brio, un tel détachement, une telle ironie mordante.

Décidément la littérature politique française n'est pas du tout moribonde, et les béni oui-oui et les faux culs de tout poil sont loin (et heureusement) d'avoir étouffé ce sens critique et cet art qui fait aussi la grandeur de notre littérature.

22 avril 2008 dans politique | Lien permanent | Commentaires (0)

La cécité de la droite

La gauche est écrasée, la droite triomphe !

Vous rigolez, vous ne pouvez pas écrire cela, vous n'avez donc pas vu ou écouté les résultats du deuxième tour des élections municipales ?

Mais si, mais si ...

justement ! j'ai entendu les Fillon, Albanel, Bertrand, Péqueresse et autres ministres, j'ai entendu les Copé et autres thuriféraires d'une UMP d'autant plus arrogante qu'empêtrée dans ses échecs !

Eh bien pour eux tous, si la gauche l'a emporté ce n'est pas parce que ls droite est mauvaise, ce n'est pas par ce que le gouvernement n'a pas tenu ses promesses en particulier sur le pouvoir d'achat ! Non, si la gauche l'a emporté, c'est seulement parce que les réformes ne vont pas assez vite, qu'elles n'ont pas encore produit tout ce qu'elles devaient ; donc, nous allons avoir encore plus de réformes !

Incroyable !

Et ces tenants d'une droite qui donne vraiment envie de vomir tant elle est méprisante pour tous ces énormes problèmes qu'ont les Français (eux ils disent, les petites gens, comme le marquis d'autrefois appelait sa valetaille ou les paysans qui suaient sang et eau pour lui !) ; eux, ils n'ont pas ces problèmes, tant ils sont enfermés dans ces privilèges qu'ils se sont octroyés et que pour rien au monde ils ne voudraient perdre.

Et le plus invraisemblable, c'est que ces tenants de cette droite haïssable ne se sont même pas rendus compte de l'énorme contradiction dans laquelle ils ont évolué toute la soirée tant sur FR3 que sur France2 : ils ont passé leur temps à récuser l'idée que leur déconfiture était en fait le résultat d'un vote sanction contre leur politique, et ils ont tenté d'asséner qu'ils ne s'agissait que d'élections locales et intermédiaires ; mais en même temps, à peine avaient-ils affirmé cela qu'ils entonnaient l'autre couplet sur la qualité des réformes qu'ils avaient entreprises au niveau national et sur la nécessité impérative qu'il y avait à en mettre d'autres en place. Les plus brillants dans cet exercice de haute voltige et d'absolu crétinisme politique furent assurément les Fillon et Bertrand, sans oublier bien évidemment le sous-ministre du budget (dont mes doigts fébriles refusent d'écrire le nom !)

Alors de qui se moquaient-ils ?

Croient-ils que le bon peuple est à ce point ignorant qu'il est incapable de voir leur illogisme, et leur incompétence totale à traiter des problèmes réels des Français !

Et c'est sans nul doute parce que le "petit peuple" a beaucoup plus de bon sens que certains voudraient le croire, qu'il a renvoyé dans ses foyers nombre de maires de droite !

17 mars 2008 dans politique | Lien permanent | Commentaires (0)

Elections municipales : vérités et mensonges

Quel premier tour !

Il est normal qu'au soir d'un premier tour tout le monde se congratule autant ceux qui sont dans une mauvaise passe que ceux qui voient la victoire toute proche .

Mais hier soir ce premier tour sur les deux chaînes, il y avait quelque chose d'irréaliste, voire d'ubuesque : une droite qui voulait à tout prix défendre la notion que les élections municipales n'étaient que locales et que jamais oh grand jamais les électeurs ne jugeraient la politique nationale ! C'est incroyable de voir comme les politiciens traitent leurs électeurs d'enfants : comment puis-je faire abstraction d'une politique nationale au moment où je choisis mon bulletin de vote dans une élection municipale ? La politique municipale voulue et décidée par un maire n'est-elle pas dépendante aussi de la politique nationale : par exemple (entre mille autres exemples !) les décisions d'urbanisme que peut souhaiter prendre le maire ne sont elles pas tributaires de lois votées par le parlement ? Et comment (autre exemple parmi tant d'autres) les finances d'une ville peuvent-elles être totalement indépendantes du pouvoir national quand on sait que l'Etat se décharge de plus en plus sur les collectivités territoriales de tâches qui lui étaient dues ? et les finances locales sont aussi dépendantes de ce que peuvent payer les contribuables et donc cette imposition est tributaire des ressources de chacun d'entre nous et donc d'une politique d'emploi ou de revenus déterminée au niveau national ! Ces exemples auront été sans nul doute présents chez tous les téléspectateurs pour balayer cet autre argument ressassé à longueur de soirée par les représentants de la Droite, selon lequel les mairies de gauche ne savent pas faire autre chose qu'augmenter les impôts !!!

La vérité reste, quoi qu'en disent les tenants du pouvoir : la droite a été sanctionnée pour sa politique nationale : qu'elle le cautionne ouvertement ou plus tièdement, elle ne peut nier que la politique de Sarkozy et consorts n'a pas l'agrément (c'est un euphémisme !) du peuple.

Il ne reste plus pour la gauche qu'à transformer au second tour l'essai du premier ; mais aussi et surtout de montrer qu'une municipalité de gauche peut et doit pouvoir corriger la politique de droite néfaste.

10 mars 2008 dans politique | Lien permanent | Commentaires (1)

Nicolas Sarkozy ou la mort de la 5ème République !

Les journalistes ont de ces pudeurs incroyables !

Ainsi le présentateur de France 2 aux informations de ce samedi faisait part de cette polémique qui agite le microcosme politique et juridique : Nicolas Sarkozy président de la république veut passer outre la décision du Conseil Constitutionnel qui a invalidé une partie de la loi de la Garde des Sceaux sur la rétention à vie des grands criminels.

Je croyais la langue française bien plus riche ?

Quelle polémique lorsqu'il s'agit ni plus ni moins  d'un refus d'appliquer la Constitution ? On ne peut parler de polémique dans ce cas précis, puisque ce serait admettre que Nicolas Sarkozy puisse avoir raison : or ce n'est absolument pas le cas ; en demandant à la Cour de Cassation d'étudier les modalités d'application de la totalité de la loi de sa ministre, il se met dans l'illégalité absolue et il viole délibérément la Constitution qui précise que les décisions du Conseil Constitutionnel doivent être appliquées par tous les acteurs de la vie politique, donc y compris par le chef de l'Etat ...

Le côté de le plus amusant (si l'on peut dire !) de l'affaire, étant qu'en tant que président de la République Nicolas Sarkozy se doit de veiller à ce que soit respectée la constitution !

Alors qui cela peut-il étonner ?

Pour mémoire, rappelons, entre autres, que Nicolas Sarkozy, en tant que maire de Neuilly, a toujours refusé d'appliquer la loi qui l'obligeait à construire des logements sociaux !

Seule question, et j'espère que parmi mes lecteurs il se trouve un constitutionnaliste éminent, qui pourra satisfaire ma curiosité : quelle sanction la constitution prévoit pour le cas où le Président de la République viole ladite constitution ? et qui est chargé de la faire appliquer ?

Qui doute encore que notre Napoléon aux petits pieds ressemble de plus en plus à Napoléon III ?

23 février 2008 dans politique | Lien permanent | Commentaires (0)

Education et politique

Cette information que je viens de recevoir complète... tellement significative des méthodes de gouvernement que Sarkozy et son équipe ont mises en place !

"Bonsoir,

Vous savez tous que j'occupe depuis cette rentrée la fonction de Principal d'un Collège dit "difficile", classé "Ambition Réussite". 82% des élèves sont issus de catégories socio-professionnelles très défavorisées. Un Collège ghetto, avec ses problèmes quotidiens, et les problèmes de violence dans le quartier.

Je suis très fier d'avoir travaillé pendant plusieurs années à Meaux (Beauval et Pierre-Collinet), puis à Vaulx-en-Velin pendant 4 ans, et aujourd'hui à la Duchère.(dansle Rhône) Fier d'être fonctionnaire de la République, d'assumer cette mission de service public tant décriée.

Ce soir, ma fierté m'a abandonnéé. J'ai honte. J'ai surtout honte de devoir affronter le regard des professeurs, des surveillants, des partenaires extérieurs, des parents d'élèves et des élèves.

Vous vous souvenez tous de la promesse de notre président de la République pour ne pas laisser les "orphelins de 16 heures" à la rue ?

Vous vous souvenez des annonces de M. Darcos, Ministre de l'Education nationale, à propos de la mise en place de l'accompagnement éducatif, ce dispositif devant accueillir tous les collégiens de 16 heures à18 heures ?

La circulaire a paru au journal officiel le 13 juillet 2007. Je l'ai découverte en détails au moment même où je prenais mes fonctions au Collège Schoelcher fin août, comme tous mes autres collègues Principaux de Collèges en Education prioritaire (près de 1500 Collèges dans toute la France).

Je me suis mis en quatre pour mettre en place ce dispositif, car je suis un fonctionnaire responsable. J'ai mis mes opinions de citoyen dans ma poche, et j'ai tout fait pour que ce dispositif soit un succès.

Je rappelle à tous que cet accompagnement éducatif devait concerner les élèves volontaires, encadré par des enseignants volontaires.

Sur 365 élèves, j'ai réussi à en convaincre 225: 61,5 % de l'effectif total. La moyenne dans le Rhône tourne autour de 28 %.

Sur 47 enseignants, j'en ai convaincu 29. Je suis allée solliciter la MJC du quartier pour mettre en place un atelier de danse urbaine. J'ai sollicité le Centre social pour mettre conjointement en place l'aide aux devoirs, 3 fois par semaine. 100 % des élèves de 6ème étaient inscrits à cette dernière action. J'ai sollicité une compagnie artistique pour mettre en place un atelier d'écriture. Les professeurs ont ensuite proposé un atelier de sciences physiques, un club journal des collégiens, une activité escalade, trois groupes de soutien en mathématiques, deux groupes de soutien en français. J'étais en pourparlers avec un club d'échecs et un autre de rugby pour enrichir l'offre.

J'ai même réussi à débaucher un danseur de la maison de la danse, qui vient de partir pour le cirque du soleil à Las Vegas....

Tout cela a bien sûr un coût. Vous vous en doutez.

L'Inspection académique et le Rectorat nous ont transmis courant octobre 2007 une enveloppe d'heures pour les professeurs et les intervenants extérieurs (pour ces derniers, ces heures devaient être transformées en vacations, payées 15 euros de l'heure).

Je disposais de 1476 heures. C'est à partir de cette enveloppe que je n'avais pas demandée que j'ai construit mon offre. J'ai informé les parents d'élèves, et le 12 novembre, les actions se sont mises en place. L'aide aux devoirs avait commencé dès le 20 septembre. Les élèves étaient pour la plupart d'entre eux très heureux.

Début décembre, j'ai mis en paiement auprès du Rectorat les heures effectuées en septembre, octobre et novembre: 398 heures.

Cet après-midi, mardi 29 janvier 2008, réunion officielle à l'Inspection académique. L'inspecteur d'Académie préside la réunion, flanqué de ses deux adjoints et de deux chefs de service. Configuration inhabituelle. Curiosité puis inquiétude.

L'Inspecteur d'Académie ne le dit pas explicitement, car nous sommes tous soumis au même devoir de réserve. "Le dispositif n'est pas supprimé, mais on a réduit la voilure". On a seulement supprimé les heures pour le faire fonctionner. Au lieu des 1476 heures, je n'en ai plus que 397 pour terminer l'année scolaire. Cela vient directement du Ministère. C'est identique dans toutes les Académies, l'Inspecteur d'Académie nous l'a confirmé, comme s'il voulait nous consoler. Tous mes collègues sont dans la même stupeur (40 Principaux de Collège abasourdis).

J'ai dépensé 1 heure de plus que ce à quoi j'ai droit. Et les heures effectuées en décembre et en janvier ne sont pour l'instant pas honorées (j'ai compté 221 heures pour ces 2 mois). Je n'en ai plus les moyens. C'est noble le bénévolat, mais, là , on atteint des limites...

Concrètement, dès lundi prochain, 4 février 2008, toutes les actions décrites ci-dessus s'arrêteront, faute de moyens. Je ne vous fais pas de dessin.

Oui, j'ai honte ce soir. Honte pour les élèves. Honte pour les parents d'élèves. Honte pour les profs. Honte pour les partenaires extérieurs. Je ne sais toujours pas comment je vais leur annoncer la chose.

Merci M. Sarkozy pour vos promesses péremptoires. Merci M. Darcos pour avoir démontré la crédibilité du système éducatif français.

Bonsoir les amis, vive la République."

08 février 2008 dans politique | Lien permanent | Commentaires (0)

Informatique et satyre politique

Informatique et politique

Cité par le dernier N° du Canard Enchaîné, Jean-François Kahn estime qu'il faut arrêter la critique systématique de Sarkozy, car à le diaboliser, pense-t-il, on susciterait des dispositions favorables en sa faveur ! Bigre de bigre, venant de celui qui a su dans "Mariane" analyser avec pertinence le système sarkozyste et lui porter de redoutables attaques, une telle attitude surprend ... d'autant que... lorsqu'on voit les ressources inestimables de la satyre on se demande pourquoi on s'en priverait.

Tenez par exemple, il traîne sur la toile, une information appelée hot-line ; on me l'a envoyée (et que grâces aussi soient rendues à cet ami qui a pensé à moi !), et si je n'avais pas connu l'envoyeur je n'aurais pas ouvert ce fichier ; et bien mal m'en aurait pris !

Jugez-en par vous-même !

 

Il y a six mois, j'ai changé ma version Chirac 2.0 par la version Sarkozy 1.0 et j'ai noté que le programme a lancé une application inattendue appelée Maintenant vous allez en chier 1.0 qui a considérablement réduit les performances de mon processeur.
Dans la notice, cette application n'était pourtant pas mentionnée.  De plus, Sarkozy 1.0 s'installe dans tous les autres programmes et  se lance automatiquement lors du lancement de n'importe quelle application, parasitant l'exécution de celles-ci. Des applications telles que liberté de l'expression 8.9 ou Vivre-ensemble 3.2 ne fonctionnent plus. De plus, des programmes occultes(virus
?) Nommés Paranoïa 11.5, Démagogy 7.0, Autoritarism 9.5 ou Carla 6.9 se lancent de temps en temps et soit plantent le système, soit font que Sarkozy 1.0 se comporte de façon totalement inattendue.
Je n'arrive pas à désinstaller ce programme, ce qui est très embêtant, surtout quand j'essaye d'exécuter l'application Joie-de-vivre 8.2. Par exemple, la commande : /service- public.exe  ne fonctionne plus. D'autres utilisateurs de Sarkozy 1.0 m'ont fait part de l'existence   d'applications telles que T'as tes papiers Version 6.0 et Allez zou charter bamako Version 3.4 liée à l'utilisation de Sarkozy 1.0 sur certains processeurs. 

J'envisage de revenir à la version Chirac 2.0 que j'avais avant, mais cela a l'air très compliqué. Que faire ?

Un utilisateur démoralisé.

Réponse de la Hot-Line :
Monsieur, Madame, 

Votre plainte est très fréquente chez les utilisateurs de Sarkozy 1.0, mais elle est due le plus souvent à une erreur de conception de base. Beaucoup d'utilisateurs passent de leur version Chirac 2.0 à Sarkozy 1.0 en pensant que Sarkozy 1.0 n'est qu'un programme d'utilitaires destiné à prolonger les fonctionnalités de Chirac 2.0. Pourtant, il n'en est rien : Sarkozy 1.0 est bien plus que cela, il s'agit d'un SYSTEME D'EXPLOITATION COMPLET conçu pour gérer TOUTES vos applications.   Il est entendu que le retour à Chirac 2.0 est impossible.
Deux options s'offrent à vous :
- Vous décidez de conserver Sarkozy 1.0, et vous attendez 5 ans, au mieux, avant d'opter pour un système d'exploitation plus satisfaisant et performant.  Dans ce cas, en ce qui concerne les programmes Démagogy 7.0 ou Autoritarism 9.5, il faut savoir que ce sont des programmes d'ancienne génération utilisée sous le système Vichy.1940, qui aujourd'hui connaissent des problèmes de compatibilité.   Des mises à jour de République française bientôt téléchargeables devraient permettre de résoudre le problème.   Evitez cependant d'utiliser les touches Echap et Suppr trop souvent sous Sarkozy 1.0, car vous risquez de lancer des applications néfastes comme C:/matraque-dans-ta-gueule.exe ou C:/prison-ferme.exe.  Pour éviter ces inconvénients, pensez à lancer régulièrement la commandeC:/manifestation-de-soutien-ump.exe pour tenter de stabiliser quelque peu le système.   ATTENTION: il va sans dire que les déceptions lors de- l'utilisation de Sarkozy 1.0 risquent d'être nombreuses.

-  L'autre solution est une restauration d'une partie du système.  Il vous faudra assez prochainement télécharger le patch : Vote à gauche aux municipales pour récupérer une partie des fonctionnalités de votre ordinateur et en améliorer provisoirement les performances.

08 février 2008 dans politique | Lien permanent | Commentaires (0)

Sarkozy, l'assassin de la démocratie ?

Sarkozy, l'assassin de la démocratie ?

Est-ce vraiment une interrogation ? Deux faits majeurs intervenus tout récemment sembleraient pourtant nous montrer à quel point la démocratie est en danger avec notre actuel Président de la République.

Le premier, c'est ce Congrès qui s'est réuni à Versailles : quoi de plus démocratique, me direz-vous, que la réunion des députés et sénateurs pour discuter ensemble s'il est besoin de réviser la Constitution ... oui, mais dans quel but la réviser ? Précisément relooker, comme on dit en pur français d'Oxford, certain article de la constitution qui impose la voie référendaire sur certains sujets.

Or la ratification du nouveau traité européen passait nécessairement par la voie référendaire, alors quoi de plus simple que de faire changer la Constitution par les élus ; lesquels élus, majoritairement à la botte du Président (sous De Gaulle on les appelait les Godillots), non seulement ont voté la révision de la Constitution, mais ratifieront sûrement le nouveau traité européen.

Seule question, si ce traité européen correspondant vraiment aux aspirations majoritairement antilibérales des Français, pourquoi alors craindre le référendum ? est-ce à dire alors dans l'esprit de Sarkozy que ce traité serait désavoué par la majorité des Français, ce qui ne ferait pas plaisir à notre superbe souverain ? Donc supprimons cette épreuve de la démocratie directe, quoi de plus difficile pour un gouvernant que de se soumettre au choix populaire (pour rappel, dans la 5e République, un seul Président de la République a eu le courage de se démettre après avoir été désavoué dans un Référendum, le Général de Gaulle lui-même ! Il est quand même plus que cocasse que d'anciens farouches opposants au Général comme moi, en soient réduits à invoquer les mannes de ce militaire pour mieux fustiger l'insupportable prétention sarkozyenne !)

Le peuple français n'aura donc pas son mot à dire, Sarkozy gagnera peut-être un peu plus l'estime des membres de la Commission Européenne, mais il en sera d'autant plus diminué dans l'estime des démocrates français et aussi européens.

Le deuxième fait très important dont on (les grands médias) n'a pratiquement pas parlé, c'est ce vote qu'est intervenu à l'ONU hier.

Officiellement la France n'est pas intervenue dans le conflit tchadien (encore que selon les "rebelles" ...) ; pourquoi devrait-elle intervenir ? Si les "rebelles" ont le soutien de la population au point de l'emporter sur les forces dites loyalistes, cela veut bien dire qu'il y a un sérieux malaise au Tchad et que la population n'en veut plus d'un régime, corrompu, dictatorial qui sévit depuis des dizaines d'années.

Donc la France n'a aucun droit, ni moral, ni politique, à intervenir dans les affaires intérieures du Tchad.

Oui, mais voilà... malgré la volonté de rupture affichée par le candidat Sarkozy, le président Sarkozy veut faire la même chose que ses prédécesseurs : l'Afrique, enfin une partie de l'Afrique, reste une chasse gardée de la France, et donc a besoin de soutenir les dictateurs et potentats locaux.

Alors ? admirez l'hypocrisie : défendre au niveau international que des rebelles (tant pis si on leur dénie l'évidence, à savoir qu'ils ont le soutien de la majorité de la population !) ne sauraient prendre le pouvoir, en l'occurrence au Tchad (mais cela sera sans nul doute valable dans tous les cas de figure !) ; alors on demande la réunion du Conseil de sécurité de l'ONU et on fait voter une résolution permettant à la France au nom du principe établi plus haut d'aider militairement le président du Tchad s'il en fait la demande (restons quand même polis et respectons un peu les formes!).

Et voilà le tour est joué, et le peuple tchadien se verra bâillonné, comble de l’ironie, par les forces d’un pays démocratique !

Nicolas Sarkozy forcera peut-être par cette manoeuvre politicienne l’admiration d’un Bush ou d’un Poutine, mais il sera définitivement discrédité chez tous les démocrates authentiques d’Afrique.

... et dire que Nicolas Sarkozy est le président de cette République qui a écrit la fameuse Déclaration des Droits de l’Homme !

06 février 2008 dans politique | Lien permanent | Commentaires (0)

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